Carreaux Zelliges Marocains

Bassin pour argile Fès

Nos ateliers de fabrication de Zelliges traditionnels – Savoir-faire artisanal

La base des zelliges traditionnels, et la création des tesselles, se fait à partir de l’argile de Fès au Maroc. La qualité de cette matière première va directement impacter le résultat de nos zelliges traditionnels.

Dans nos ateliers, cette argile brute est d’abord trempée dans des bassins (le zallagh) pour la ramollir. Vient ensuite l’étape physique du pétrissage, souvent réalisé à la main, pour chasser les bulles d’air et obtenir une pâte homogène et malléable. Les carreaux sont ensuite moulés et laissés sécher longuement sous le soleil brûlant du Maroc avant de rencontrer le feu.

Une fois secs, les zelliges traditionnels subissent une première cuisson pour devenir des biscuits de terre cuite.

Vient ensuite le processus d’émaillage. On trempe les zelliges traditionnels un par un dans une bassine contenant de l’émaille liquide pour la couleur qu’on veut obtenir. Les carreaux subissent alors une deuxième cuisson pour la couleur finale.

Les carreaux zellige sont ensuite ciselés un par un avec un marteau plat pour réaliser la forme et la taille souhaitée.

De l’argile de Fès aux zelliges traditionnels : le savoir-faire marocain

La fabrication des Zelliges traditionnels s’appuie sur un savoir-faire transmis depuis des siècles, porté par des artisans passionnés qui perpétuent cet héritage. Tout commence avec l’argile de Fès, réputée pour sa finesse et sa souplesse, ce qui assure aux zelliges traditionnels leur solidité et leur longévité. L’argile est travaillée avec soin, façonnée à la main puis séchée lentement avant de recevoir sa première couche d’émail.

Vient ensuite l’étape délicate de la coloration : à l’aide de pigments minéraux, les artisans donnent vie aux teintes vibrantes et aux motifs emblématiques qui caractérisent le zellige marocain. Chaque pièce est ensuite cuite dans des fours traditionnels, où la chaleur intense fixe les couleurs et fait naître cette brillance si particulière, pleine de nuances naturelles.

C’est ce processus patient et méticuleux qui fait de chaque carreau une pièce unique. Alliant beauté, résistance et authenticité, les zelliges traditionnels apportent une touche d’artisanat vivant à vos intérieurs comme à vos espaces extérieurs.

La fabrication artisanale des zelliges traditionnels

Une tradition millénaire

Les zelliges marocains trouvent leur origine au Xe siècle. Cet art ancestral s’est développé au Maroc sous l’influence de la civilisation arabo-andalouse. Les artisans marocains ont perfectionné cette technique au fil des siècles.

L’héritage andalou

L’Andalousie a joué un rôle essentiel dans l’histoire du zellige. Les palais et mosquées de Grenade, Séville et Cordoue témoignent de cette richesse artistique. Après la Reconquista, les artisans andalous se sont installés au Maroc. Ils ont transmis leur savoir-faire aux maâlems marocains.

Cette migration a enrichi l’art du zellige. Le Maroc est devenu le gardien de cette tradition séculaire.

L’argile de Fès : un matériau d’exception

L’argile de Fès est réputée dans le monde entier. Ce n’est pas un hasard si elle a été choisie pour fabriquer les zelliges. Sa composition unique contient une forte teneur en silice.

Cette silice apporte une résistance remarquable. Elle permet de ciseler les carreaux avec précision sans qu’ils se brisent. Les artisans peuvent ainsi créer des formes complexes et délicates.

L’argile de Fès offre également une excellente tenue de l’émail. Les couleurs restent éclatantes pendant des décennies.

Le processus de fabrication artisanale

Chaque zellige naît des mains d’un artisan. Le processus commence par le pétrissage de l’argile. Les maâlems façonnent ensuite des plaques qu’ils laissent sécher au soleil.

Vient ensuite la première cuisson dans des fours traditionnels. Les plaques deviennent alors des carreaux solides et résistants.

L’émaillage constitue l’étape la plus délicate. Chaque carreau reçoit manuellement sa couche d’émail coloré. Les artisans utilisent des recettes ancestrales transmises de génération en génération.

La seconde cuisson fixe définitivement les couleurs. C’est à ce moment que naissent les variations de teintes si caractéristiques.

La découpe : l’art du maâlem

Le maâlem découpe ensuite chaque carreau émaillé selon des formes géométriques précises. Il utilise un marteau spécial appelé « menqach ». Cette étape demande une grande habileté et des années d’apprentissage.

Les petites tesselles sont enfin assemblées face émaillée contre le sol. Le maâlem compose des motifs géométriques complexes comme un puzzle infini.

Un savoir-faire préservé

Aujourd’hui encore, la fabrication des zelliges respecte ces méthodes traditionnelles. Chaque carreau raconte l’histoire d’un artisan et d’une civilisation.